vendredi 20 mars 2020

23 automnes avant toi d'Alice Kellen


Résumé

Ce qui se passe à Las Vegas, reste à Las Vegas. C’était du moins ce que croyait Harriet Gibson après avoir réussi à passer la bague au doigt à Luke Evans, le premier inconnu à croiser sa route. Elle avait juste besoin des papiers attestant son mariage pour toucher l’héritage de son père. Mais tout se complique quand, deux ans plus tard, son « mari » la retrouve et débarque sans prévenir dans le petit village où elle vit. Luke est têtu et exaspérant, et il a la ferme intention d’obtenir le divorce, mais Harriet ne tarde pas à se rendre compte que derrière son attitude provocatrice, il est drôle et sexy. Et que lui aussi s’est perdu en cours de route. Un chemin tentant et rempli de problèmes.
Que faire quand le cœur n’en fait qu’à sa tête ?

« Parfois, atterrir dans un endroit perdu au milieu de nulle part permet de se trouver soi-même ».

Date de sortie : 28 février 2020
Auteur : Alice Kellen
Maison d’édition : Alter Real Éditions
Nombre de pages : 388 pages
Note : 8/10
 
Mon avis

Cette romance toute douce est une belle façon de montrer que l’amour peut se trouver là où on s’y attend le moins, le hasard fait parfois bien les choses !

Harriet n’a plus qu’une solution : trouver un mari pour pouvoir donner enfin vie à son rêve. Avec sa meilleure amie, elles partent à Las Vegas pour réussir à lui passer la bague au doigt.
Mais parfois rien ne se passe comme prévu, et si Luke a mis du temps à la retrouver, il compte bien obtenir ce divorce.

Se perdre dans un aussi petit village n’était pas dans les intentions de Luke, mais plus le temps passe, moins il a envie de partir. Et si c’était justement ce qu’il lui fallait pour réussir à remettre sa vie sur des rails ?

Alice Kellen m’a raconté une belle histoire de hasard, de coup de foudre, de sentiments cachés et de reconstruction.

Peu importe les épreuves que l’on subit, nous avons tous des façons différentes de réagir. A travers tous les personnages que nous rencontrons, certains vont être dans le déni, d’autres dans la colère… voir le verre à moitié plein ou à moitié vide.

Harriet n’a pas eu une enfance simple. Rabaissée par son père très machiste, elle a perdu toute confiance en elle. Que ce soit à Vegas ou près de Luke, je l’ai vue lâcher prise, arrêter de se sentir inférieure aux autres, arrêter de survivre pour vivre réellement.

Mais chassez le naturel, il revient au galop. A vouloir trop bien faire, elle s’est perdue, au point que ses mécanismes de défense de l’enfance reviennent de plus en plus forts.

Durant ces chapitres, elle fait un gros travail sur elle-même, sans même s’en rendre compte, grâce à son entourage proche qui la pousse dans la bonne voie.

Luke est un peu l’inverse de la jeune femme. Il montre une assurance et une confiance qu’elle ne possède pas. Pourtant ce n’est qu’une façade pour ne pas montrer ce qui le touche le plus.

Ses plans d’avenir jetés à la poubelle par quelques événements vont le faire perdre de vue le plus important : ne jamais baisser les bras. Il va fuir ses problèmes avant de se rendre compte que cela ne sert pas toujours.

Les sentiments qu’Harriet lui fait ressentir lui sont totalement inconnu. Tomber amoureux lui est impossible, du moins c’est ce dont il est persuadé.

Peu à peu, ils vont réussir à faire tomber leurs propres barrières, même si parfois, il faut un coup de pied au derrière pour avancer plus vite. Et les peurs et le manque de confiance en soi vont leur faire faire des bêtises.

Ils m’ont touchée, par leurs façons d’être, de se protéger… ils ne savent pas toujours dire ce qu’ils pensent, mais les gestes, les attentions qu’ils ont l’un pour l’autre parlent d’eux-mêmes. Ils vont se découvrir, s’apprivoiser, se faire mal, se faire du bien… ils vont tout simplement réapprendre à vivre vraiment.

Ce roman est une belle découverte. Une de ces histoires qui fait du bien au moral, et en ce moment, tout le monde en a besoin.

J’avais un peu peur de ne pas réussir à m’imprégner de l’histoire à cause de la narration à la troisième personne, mais finalement la plume douce, fluide et très agréable d’Alice Kellen a su m’embarquer sans problème.

Je vous recommande avec plaisir de plonger aux côtés d’Harriet et de Luke pour un bon moment de lecture.

Merci aux Éditions Alter Real pour ce service presse.

#Nolwenn

mercredi 18 mars 2020

La chorale des dames de Childbury de Jennifer Ryan



- Auteur : Jennifer Ryan -
- Editions : Le livre de poche  -
Note : 10/10 -



Résumé :

 
1940. Un paisible village anglais voit partir ses hommes au front. Restées seules, les femmes affrontent une autre bataille : sauver la chorale locale pour défier la guerre en chantant. Autour de miss Primrose Trent, charismatique professeur de chant, se rassemble toute une communauté de femmes, saisie dans cet étrange moment de liberté : Mrs. Tilling, une veuve timide ; Venetia, la « tombeuse » du village ; Silvie, une jeune réfugiée juive ; Edwina, une sage-femme qui cherche à fuir un passé sordide. Potins, jalousies, peurs, amours secrètes... Entre rires et larmes, Jennifer Ryan, s’inspirant des récits de sa grand-mère qui a vécu le conflit depuis un petit village du Kent, sonde avec talent les âmes de ce chœur attachant et inoubliable.

 
Mon avis :


C'est la seconde guerre mondiale. Obligés de partir au front, les femmes se retrouvent seules. Mais quand le pasteur leur apprend qu'il doit fermer la chorale car il n'y a plus d'homme, Mrs Trent va tout faire pour garder la chorale ouverte, et laisser entendre la voix des femmes. Un peu intimidées tout d'abord, ces dernières vont se réunir autour du chant, et faire des représentations sur scène. Outre la chorale, le petit village a aussi ses rumeurs, ses habitants, ses secrets.

On découve une galerie de personnages admirables. Peu d'hommes, mais beaucoup de femmes, qui doivent réaprendre à gérer leurs vies sans hommes, et avec la guerre qui ravage leur monde. Il faut aussi préciser que c'est un roman épistolaire. Il y a des lettres, mais aussi des extraits de journeaux de Mrs Tilling et de Kitty. Le tout raconte l'histoire de la chorale, du village, et dépeint la vie de chacun, et des secrets qu'il cache. 

De la même trempe que le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, c'est un roman drôle, nostalgique, ou chacun se découvre petit à petit, avec ses bons et ses mauvais côtés.

Chaque personnage a son passé, et des traits de caractère qui les rendent discrets , ou qui font qu'ils se mettent en avant plus que d'autres. La guerre va faire basculer les idées reçues, et chacune va en tirer une leçon. 

Pour ma part, le personnage de Mme Paltry m'a dérangé. Elle fait partie du récit à part entière, mais son attitude m'a énervé plusieurs fois, sa manière de voir le monde également. Heureusement, elle apparaît rapidement entre les lettres des autres personnages, donc ça n'a eu aucun impact sur la qualité du livre.

L'auteur s'est inspirée de faits réels, des histoires racontées par sa grand-mère, qui donne une authenticité au récit. Emouvant, romanesque, un livre à mettre entre toutes les mains. J'ai aimé le fait que chacun puisse changer, faire des choix, l'entraide et la solidarité dont on fait preuve certaines, et aussi le fait que chanter peut aider à se retrouver et déplacer des montages. Un roman beau, très inspirant, un vrai coup de cœur pour moi !

Il se lit très rapidement, les personnages restent en tête longtemps, il est dur de s'en détacher ! Je conseille ce livre à tous ceux qui aiment les récits ordinaires de gens extraordinaires, qui peuvent faire beaucoup avec de petits riens.

#Laëtitia